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  • Animateur socio éducatif à la retraite.

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 09:01

Un drame de la solitude

Jean-Marie Boudot est bien mort depuis plusieurs années. L'autopsie de son cadavre retrouvé chez lui lundi le confirme. Un drame qui soulève de nombreuses questions.

Jean-Marie Boudot vivait dans cette résidence étudiante, 6 rue Denise à Bordeaux.

Jean-Marie Boudot vivait dans cette résidence étudiante, 6 rue Denise à Bordeaux. (photo g. bonnaud)

 

La question est sur toutes les lèvres. « Comment est-ce possible ? » Comment Jean-Marie Boudot, qui aurait eu 63 ans en avril cette année, a-t-il pu mourir dans l'indifférence générale et l'anonymat (lire notre édition d'hier) ? Découvert fortuitement lundi soir par un père qui s'est trompé de porte en venant rendre visite à sa fille, Jean-Marie Boudot pourrait être décédé en 2009.

Sans famille pour s'inquiéter de son sort. Des signes auraient-ils pu alerter le voisinage de l'époque ? La personne chargée de l'entretien des parties communes de cette résidence étudiante du 6 rue Denise à Bordeaux aurait pu sentir que quelque chose n'allait pas. Le facteur a dû voir le courrier s'accumuler dans la boîte aux lettres qui débordait. Les services fiscaux devaient attendre sa déclaration de revenus. Les agents de l'eau et de l'électricité qui ont été coupées depuis des lustres pour cause de factures non honorées auraient pu envoyer des huissiers plus tôt pour recouvrer leur créance. La banque aurait pu s'étonner du peu de mouvements sur le compte.

Le loyer quand même versé

Quant au loyer… Une grande partie était versée par la Caisse d'allocations familiales de la Gironde, l'autre partie par le locataire qui cumulait donc les impayés. Une responsable de secteur de la CAF ne peut, secret professionnel oblige, donner d'éléments nominatifs dans cette affaire. Mais confirme que souvent, une allocation logement est versée directement au propriétaire afin qu'elle remplisse sa fonction de payer un loyer et non d'éponger une éventuelle dette. « Un jour, le propriétaire a signalé qu'il ne recevait plus la part complémentaire de la part de son locataire. »

« Les droits sont revus tous les ans en fonction des revenus de la personne et des quittances de loyer des mois de juillet », assure encore la responsable. « Nous payons, ce que nous appelons ''à bon droit''. Tant que nous avons eu les éléments nécessaires pour calculer les droits, nous avons versé l'allocation de logement », explique une responsable de secteur de la Caisse d'allocations familiales de la Gironde. « Et cela fait un moment qu'on ne règle plus rien. De nombreux mois. »

De nombreux mois aussi donc, durant lequels les fichiers n'étaient pas mis à jour. Une étudiante croisée dans la résidence est sous le choc. « De nos jours, c'est impensable. Mourir comme ça sans que personne ne s'en rende compte. J'espère qu'il est parti dans son sommeil. »

« Solitudes cachées »

« Un décès comme ça dans l'indifférence et l'anonymat, c'est exactement ce que l'on essaie d'éviter, ce que l'on tente de combattre au quotidien », soupire Julien Dupas, administrateur de la société Saint-Vincent-de-Paul en Gironde qui avec sa « charité de proximité » s'occupe des plus démunis financièrement et affectivement. « L'isolement peut être encore plus fort dans une grande ville qu'au milieu de la campagne. »

Le 39 de la rue Denise abrite justement la conférence (NDLR. l'antenne) de Saint-Martial. La nouvelle a beaucoup ému sa présidente, Suzanne Magrez. « Il faisait partie de ces solitudes cachées. Un problème difficile à résoudre. On peut estimer un niveau de ressources, la solitude elle n'est pas quantifiable. »

Toujours dans le but de « rompre l'isolement », la Société Saint-Vincent-de-Paul participe depuis l'été dernier à l'opération « voisin-relais » initiée par la mairie qui propose à des personnes seules de recevoir des appels téléphoniques réguliers pour prendre de leurs nouvelles. Jean-Marie Boudot ne faisait pas partie de la liste.

SITE journal Sud-OUEST

 

 

 

06h00
Par florence moreau

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Par florence moreau
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 16:29

Amis pour aimer

18 mai 2012

C’est la devise des membres de la Société Saint-Vincent de Paul dont l’Assemblée générale s’est tenue dernièrement dans le Chablais, à Evian. Une occasion de faire connaître cette association qui, dans l’ombre et sans bruit, fait un énorme travail auprès des personnes isolées et des plus démunis.

Amis pour aimer

 

Michel FIMALOZ, président départemental, a rappelé en introduction de l’Assemblée générale de la Société de Saint Vincent de Paul la devise et la missions des membres « amis pour aimer » ; « Chacun est engagé dans un service personnel et permanent » ; « Les vincentiens sont serviteurs à l’exemple du Christ, ils tentent de porter la joie et l’espérance à tous leurs frères » ; « Il s’agit d’aller aux autres le cœur libre plus encore que les mains chargées ».
Membre d’un organisme chrétien et laïc, chacun est pleinement participant à la vie de la commune et tente d’y apporter le témoignage d’une charité vivante au service des petits, des sans voix, des mal aimés.

La société Saint-Vincent-de-Paul compte 7 conférences en Haute-Savoie : 5 sur Annecy, 1 à Thonon, et 1 à Évian ; 97 vincentiens en Haute Savoie, 1/4 ont plus 50 ans, 1/3 ont plus de 75 ans … association vieillissante, mais bien vivante !

De nombreuses actions sont menées tout au long de l’année, l’essentiel étant la visite à domicile, spécificité de la SSVP, qui gère aussi sur Annecy le Logis Ozanam (accueille des familles dont l’un des membres est hospitalisé ) et différentes activités pour lutter contre la solitude et aussi des aides alimentaires. A noter que le logis Ozanam vient d’être entièrement rénovée et sera inaugurée le 18 mai prochain avec une Portes Ouvertes de 15h à 18 h. ( Logis Ozanam, 17 avenue de la Plaine, Bâtiment B 74000 Annecy, près des Galeries Lafayette).


Aucune souffrance n’est étrangère à la SSVP ( Monsieur Fillon a d’ailleurs félicité la SSVP pour « l’action contre la solitude », grande cause nationale en 2011). Le travail se fait le plus souvent en lien avec les différents services sociaux et les Assistantes Sociales font de plus en plus souvent appel aux membres de l’association.

Le bilan financier fait ressortir une baisse importante des recettes, et une nette augmentation du nombre et de l’importance des demandes.
Des solutions sont à chercher, pour pourvoir continuer à répondre à tous les appels, tout en gardant les comptes équilibrés.

Les autorités locales reconnaissent l’importance du rôle de la SSVP, la complémentarité entre les différents organismes qui œuvrent auprès des démunis ; et encouragent les Vincentiens à se faire connaître davantage.


« A l’avenir, les vincentiens seront les samaritains de l’Eglise. »
Frédéric Ozanam – 1848
C.D.-M-C.C.
 
Plus d'info sur la SSVP en Haute-Savoie en cliquant ici
Site national : www.ssvp.fr
 
 

L’Assemblée Générale de la Société Saint Vincent de Paul de Haute Savoie s’est tenue le 21 avril dernier au FJT d’Evian.
Cette année, les confrères d’Annecy et de THONON se sont déplacés de ce côté-ci de la Dranse pour faire le point moral et financier de toutes les activités qui ont eu lieu en 2011. Etaient présents : 53 membres de l’association, Madame TEDETTI, adjointe, qui représentait la municipalité d’EVIAN, et Monsieur DURET, maire de NEUVECELLE ; Mr LACROIX avait été empêché.
La journée s’est terminée par une messe à l’église d’Evian, dans l’Esprit de l’association, célébrée par le Père Henri DUPERTHUY aumônier de la conférence d’Evian, animée également par le diacre Gilbert DOMENGE, aumônier de l’association.

 

 

 

Témoignage d'un bénévole

Samuel, une goutte d’eau au service des autres !
Samuel Goubin, jeune bénévole de la SSVP, s’implique beaucoup dans l’association à Chambéry. Le Rotary Club a notamment remis, à deux reprises, une aide conséquente à la Conférence, grâce au dynamisme de ses bénévoles.

 

" J'ai intégré une Conférence sur le secteur de Chambéry, à un moment où je m’interrogeais sur l’association dans laquelle je voulais m'engager. Et puis j'ai pris un tract au fond d'une église et on m'a accueilli. Comme quoi les tracts, c'est utile... L'équipe m'a sollicité pour devenir secrétaire, et j'ai suivi un jeune en soutien scolaire une fois par semaine. Lorsque j'ai déménagé, j'ai intégré une autre Conférence qui se portait un peu mal, et nous avons finalement fusionné deux Conférences pour n'en faire qu'une, qui couvre la ville de Chambéry. Elle regroupe une vingtaine de personnes et on m'a demandé d'en être le président. Depuis trois ans, je rencontre un couple de personnes âgées en solitude, le handicap du monsieur et la vue déficiente de la dame les privant de toute sortie, à moins d'être accompagnés. Pas évident d'apporter un peu de bonheur dans cette situation, mais je crois que mon écoute les soutient. Le monsieur est décédé cette année, mais je continue à rencontrer la dame, en général une fois par semaine. Nous avons bien sympathisé depuis le temps, et il me serait difficile de ne plus y aller. On se fait du bien mutuellement je pense.
Conférence jeunes actifs : Ah oui, important ! La Conférence jeunes actifs est lancée depuis presqu'un an. Après pas mal de difficultés, c'est bien parti. Nous avons trouvé des activités concrètes et des personnes à visiter, chacun a du pain sur la planche. »


Propos recueillis par Marie-Camille Raffin
 

 

 

Vincent de Paul ou Vincent Depaul né au village près de Dax le 24 avril 1581 ou 1576 - mort le 27 septembre 1660, est un prêtre catholique français.

Aumônier de la reine Marguerite, épouse de Henri IV, puis curé de campagne à Clichy, précepteur des enfants du marquis de Belle-Isle, frère de Jean-François de Gondi, l'archevêque de Paris. Il fonda deux sociétés de vie apostolique : la Congrégation de la Mission, dont les membres seront couramment appelés lazaristes et la Compagnie des filles de la Charité, souvent connues comme les Sœurs de Saint Vincent de Paul. Renommé pour sa charité, qu'il exerça notamment auprès des galériens – dont il était aumônier –, des enfants trouvés et des populations rurales, il est canonisé en 1737

Par SSVP - Publié dans : Partage - Communauté : Communauté de Fraternité
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 09:01

Fribourg: 18.000 personnes touchées par la pauvreté dans le canton de Fribourg

Caritas Fribourg de plus en plus sollicitée   

Jacques Berset, Apic

Fribourg, 10 mai 2012 (Apic) Alors que sur le plan économique, le canton de Fribourg se porte plutôt bien, Caritas Fribourg doit faire face à une forte augmentation des demandes d’aide de personnes et de familles en situation de précarité. 18’000 personnes sont touchées par la pauvreté dans le canton de Fribourg, a reconnu mercredi 9 mai la conseillère d’Etat Anne-Claude Demierre, directrice de la santé et des affaires sociales du canton de Fribourg.

 

A l’occasion de son assemblée générale mercredi soir à la paroisse du Christ-Roi à Fribourg, l’œuvre d’entraide catholique a reçu les encouragements appuyés d’Anne-Claude Demierre, vice-présidente du gouvernement. Elle a remercié Caritas Fribourg pour "son engagement de tous les instants en faveur des plus faibles et des plus démunis" sans aucune distinction de confession, de nationalité et de statut. Elle a ainsi salué son combat pour une société plus juste et plus intégrative. Pour la conseillère d’Etat, Caritas Fribourg s’est imposée au fil des ans comme un interlocuteur incontournable des autorités pour redéfinir les contours des politiques publiques en faveur des plus faibles et des plus démunis.

L’argent public ne doit pas seulement servir à sauver les grandes banques

Anne-Claude Demierre a également salué le fait que Caritas s’est également engagée "dans un formidable travail de fond, afin d’analyser les causes de l’exclusion et de la pauvreté, de les faire connaître au grand public ainsi qu’aux autorités, et de les combattre". Caritas a trouvé sa place "dans le maillage de notre filet social, avec compétence et dynamisme", en faisant preuve de créativité et d’audace, a poursuivi la conseillère d’Etat. Signe inquiétant: la tendance en matière d’endettement est à la hausse: "Les 300 ménages suivis par votre service de gestion des dettes ont accumulé près de 21 millions de francs de dettes. C’est énorme! Ces indicateurs doivent tous nous interpeller", a-t-elle lancé, en s’adressant à la septantaine de personnes présentes au Christ-Roi.

   Dans le canton de Fribourg, a rappelé Anne-Claude Demierre, 18’000 personnes sont touchées par la pauvreté et 6’000 bénéficient des prestations de l’aide sociale. Evoquant les perspectives économiques moroses à l’horizon, la directrice de la santé et des affaires sociales a estimé que les milliards provenant de l’argent public ne devaient pas seulement servir à sauver les grandes banques ou la finance internationale. Il faut également investir dans le social!

Notre filet social doit se renforcer avec ce qu’on lui accorde…

"Notre filet social doit se renforcer avec ce qu’on lui accorde dans les budgets fédéraux et cantonaux. Et cela s’apparente de plus en plus à résoudre la quadrature du cercle… L’accès aux assurances sociales est toujours plus restrictif pour les plus précarisés, qui sortent de l’assurance maladie ou de l’assurance chômage parce que les critères d’admission se sont durcis ou parce que ceux de sortie se sont ramollis. Ces exclus terminent leur course dans la voiture balai de l’aide sociale, ou dans des structures telles que Caritas ou encore l’AI".

   Dans son rapport annuel 2011, Petra del Curto, directrice de Caritas Fribourg, a souligné que l’association connaît aujourd’hui non seulement une forte augmentation des demandes d’aide adressées au Service de gestion de dettes et désendettement, mais aussi de celles adressées à la Consultation sociale.

Un exercice financier 2011 quasiment équilibré

L’exercice financier 2011 de Caritas Fribourg présente un résultat quasiment équilibré, avec un léger déficit de quelque 7000 francs pour un total de charges de 1’350’000 francs. Deux nouveaux membres sont entrés au comité de Caritas Fribourg: Mgr Rémy Berchier, vicaire épiscopal, désigné par l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, ainsi que Diego Frieden. Cet habitant Fribourg, âgé de 27 ans, a été élu par acclamation par l’assemblée générale. Economiste au secrétariat central du syndicat Syna à Olten, il oeuvre déjà comme bénévole au service de Caritas Fribourg depuis 2010, en tant qu’écrivain public bénévole.

   Diego Frieden est également secrétaire cantonal du Parti chrétien-social du canton de Fribourg. Le comité est à la recherche d’une deuxième candidature représentant la partie alémanique du canton de Fribourg. Deux membres du comité ont remis leur démission: Hans Schreiber, de Morat, et Patrick Marchioni, de Guin.

   A la demande de l’Etat de Fribourg, Caritas s’est chargée de faire le lien entre le guichet social "Fribourg pour tous", ouvert en septembre dernier, et les organisations ecclésiales ou proches de l’Eglise qui exercent une activité caritative. Des contacts et une collaboration ont ainsi été établis avec les Conférences de Saint-Vincent de Paul. Pour renforcer l’aide à la gestion de budget dans le district de la Singine, Caritas Fribourg travaille désormais en étroite collaboration avec le service "Budgetberatung" dirigé par Marianne Hauser, à Planfayon.

   L’édition 2012 de la CarteCulture, qui permet à des personnes à revenu modeste d’accéder à des prix très réduits à l’offre culturelle et sportive, englobe deux nouvelles communes: Bulle et Courtepin, s’ajoutant à celles du Grand-Fribourg. Caritas Fribourg peut compter, pour la promotion et la distribution de la CarteCulture, sur la collaboration des associations Pro Infirmis, Pro Senectute et Croix-Rouge fribourgeoise, avec lesquelles une convention a été signée.

Le projet d’épicerie sociale a été transmis à Caritas Suisse

Caritas Fribourg a initié en 2011 une étude de faisabilité en vue de l’implantation d’une épicerie sociale dans l’agglomération fribourgeoise. Effectuée en collaboration avec la Haute Ecole de Gestion (HEG) de Fribourg, l’étude avait pour but de déterminer les chances de succès d’un tel projet, tant du point de vue de la viabilité économique que de l’impact social. Beat Renz, président de Caritas Fribourg, a précisé, lors de l’assemblée, qu’au vu des résultats de cette étude – notamment sur la question du besoin effectif d’une telle épicerie et sur celle de son autofinancement -, le comité de Caritas Fribourg a décidé de ne pas poursuivre pour le moment ce projet, ou en tout cas de ne pas le poursuivre seul. Il a transmis l’étude à Caritas Suisse, qui est à l’origine du projet, en vue d’une concertation sur la suite qui pourrait lui être donnée. JB

Encadré

 

#Augmentation des demandes au Service de gestion de dettes et désendettement

 

   Les demandes d’aide adressées au Service de gestion de dettes et désendettement de Caritas Fribourg sont en constante augmentation:

   - nombre de consultations brèves et conseils: 173 en 2009; 224 en 2010; 286 en 2011 (+ 27,7% par rapport à 2010 et + 65% par rapport à 2009);

   - nombre de suivis: 279 en 2009; 294 en 2010; 295 en 2011

   Le nombre de demandes d’aide traitées par la Consultation sociale est passé de 245 en 2009, à 276 en 2010, et à 460 en 2011 (+ 66%). Cette tendance à la hausse devrait se poursuivre, notamment en lien avec le développement des prestations du guichet social "Fribourg pour tous". En effet, les premiers mois de fonctionnement de ce guichet social ont démontré que Caritas Fribourg est l’organisation vers laquelle le nombre le plus important de personnes est réorienté. JB

 

Encadré

 

#Nouveau problème social: l’arrivée massive de familles portugaises depuis l’automne dernier

 

   Soulignant l’importance que l’évêque diocésain, Mgr Charles Morerod, attribue à la diaconie au sein de l’Eglise fribourgeoise, Mgr Rémy Berchier va visiter les Unités pastorales pour les sensibiliser à cette dimension, pour laquelle Caritas joue un rôle de premier plan. Le vicaire épiscopal a alors présenté le défi pastoral et social qui s’invite aujourd’hui: l’arrivée massive dans le canton de familles portugaises depuis l’automne dernier. Célia Lisboa Lopes, auxiliaire pastorale auprès de la Mission catholique de langue portugaise à Fribourg, a décrit une situation qui empire de jour en jour: ces familles fuient une crise économique et sociale de plus en plus insupportable. "Les demandes d’aide à la Mission, d’une manière générale, ont augmenté d’environ 80%. Elle doit désormais fournir une aide sociale débordant largement ses compétences et ses moyens".

   "Beaucoup au Portugal font l’expérience qu’au retour de leurs congés, l’entreprise pour laquelle ils travaillaient a été fermée et les salaires ne sont pas et ne seront plus versés", témoigne Célia Lisboa Lopes. Dans l’impossibilité de payer les crédits pour leur maison, les gens perdent leur logement. Ils pensent que la solution est de s’expatrier dans un autre pays et particulièrement en Suisse, un pays qui leur apparaît moins touché par la crise".

   Au rythme de 3 à 4 familles par semaine, près de 11’000 Portugais sont entrés sur le territoire suisse en moins d’une année, dont plusieurs centaines dans le canton de Fribourg. "Beaucoup dorment dans les gares, les trains, les voitures, sous des ponts. Ils sont démunis, n’ont aucun bien, pas d’argent, pas de travail. Ils ne disposent d’aucune relation, ni de connaissances en Suisse. Beaucoup ne parlent pas le français… Les enfants ne sont plus scolarisés, mais demandent leur inscription au catéchisme de la Mission. Et toujours plus nombreux sont les baptêmes!"

"Nous ne pourrons pas passer un deuxième hiver de la même manière!"

Certains diplômés, même avec de bonnes qualifications, ont de la difficulté à trouver un emploi en raison de la crise, qui affecte également la Suisse. "Alors, pour survivre, ils n’hésitent pas à prendre le premier travail qui se présente: ils nettoient, ils travaillent dans les métiers du bâtiment ou de l’hôtellerie-restauration. Certains sont prêts à trimer pour des salaires de misère, causant du dumping salarial, ce qui n’est pas sans créer des tensions". La communauté portugaise installée en Suisse, qui s’est montrée jusqu’à maintenant très solidaire, commence ainsi à se diviser. Célia Lisboa Lopes remarque que ses compatriotes continuent à se déplacer de façon précipitée, imprudente, sans penser aux difficultés qu’ils pourront rencontrer, sans contrat de travail et sans connaître personne. "Beaucoup n’ont jamais entendu parler de la nécessité d’un permis de séjour, et ne savent pas que, pour l’obtenir, il faut avoir un contrat de travail. D’autres n’ont jamais entendu parler des assurances obligatoires en Suisse, telles que l’assurance maladie ou l’assurance ménage, par exemple. Nous ne pourrons pas passer un deuxième hiver de la même manière!" (apic/be)

Par Jacques Berset, Apic - Publié dans : Pauvreté - Communauté : Communauté de Fraternité
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 07:53

Concert au profit des plus démunis !

pas d'image courante

Rendez-vous à Mulhouse le 11 mai !!!

 

Concert annuel au Temple Saint-Etienne de Mulhouse !

 

Rendez-vous le vendredi 11 mai 2012 à 20h30

au Lions Club Mulhouse-Illberg

 

 

L'intégralité des recettes sera reversée au profit des plus pauvres des Conférences Saint-Vincent-de-Paul et pour la rénovation des orgues Walcker du temple Saint-Etienne

Par SSVP - Publié dans : Partage - Communauté : Communauté de Fraternité
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 07:46

http://www.prier.presse.fr/chroniques/editorial/chers-amis-01-05-2012-1901_121.php

Lieu de ma prière

Avec Charles de Foucauld, prier à la Frégate du Hoggar

Jean-Claude Noyé - publié le 01/03/2009

A Tamanrasset, tel un ilôt de prière, l'ermitage de la Frégate accueille les pèlerins sur les pas de Charles de Foucauld.

 

Un bâtiment ocre rouge tout en longueur, construit en pisé dans un enclos sablonneux. Pas de bruit si ce n'est l'appel à la prière chanté par le muezzin d'une proche mosquée. Et la douce rumeur de la ville. Ou quelques lointaines interpellations des voisins. On franchit l'unique porte en se baissant, on descend trois marches et, de suite, la pénombre et l'étroitesse du lieu vous saisissent. Quelques pas encore, à gauche, et on se trouve dans la chapelle, si petite, aux côtés de quelques pèlerins plongés dans la contemplation. L'intensité de leur recueillement est à la mesure de la sobriété du décor : deux maigres branches de bois assemblées en guise de croix, la lumière rouge du Saint-Sacrement, un tabernacle creusé dans le mur. Et le sable pour tout sol. Charles de Foucauld a vécu onze ans, de 1905 à 1916, dans cet ermitage qui abritait, outre la chapelle, son lit, sa table de travail, sa bibliothèque, ses papiers. Il le voyait comme un esquif perdu dans l'océan du désert, d'où le nom de «frégate» qu'il lui donnait et qui lui est resté. Une «frégate» de 8 mètres de long. Et de seulement 1,75 mètre de large. Soit la taille des branches de tamaris qu'utilisa le «marabout chrétien» pour faire son toit, en les recouvrant de roseaux et de terre. Dans son carnet, à la date de son arrivée à Tamanrasset, le 11 août 1905, on peut lire_: «Village de 20 feux, au coeur du Hoggar (...) Je choisis ce lieu délaissé et je m'y fixe, en suppliant Jésus de bénir cet établissement où je veux dans ma vie prendre pour seul exemple sa vie de Nazareth». L'oued, au-delà duquel il n'y avait alors pas d'habitation, lui servit de clôture monastique. Dans sa cagna, il se consacra tout entier à la prière, à l'ascèse et au travail. Peinant plus de dix heures par jour pour mettre en forme son dictionnaire complet touareg-français - 2028 pages ! De fait, il fut très isolé des autochtones. Jusqu'à ce lundi 20 janvier 1908 où le scorbut le cloua au lit. Affaibli par un régime alimentaire d'autant plus carencé qu'il avait distribué toutes ses réserves de blé et de dattes aux Touaregs victimes de famine, il serait mort si des femmes ne s'étaient relayées pour le nourrir de lait de chèvre. Evénement décisif dans son cheminement intérieur.

Le don de soi au coeur de notre foi
Le bienfaiteur occidental prompt à distribuer biens et argent, avide de conquérir les âmes, se découvrit à cette occasion vraiment pauvre. Il comprit qu'il devait, lui aussi, apprendre à recevoir et pas seulement à donner. Dès lors, il grandit dans l'humilité. Et ses hôtes, qui l'abordaient maintenant à égalité, devinrent ses amis. Admirable retournement qu'on comprend mieux quand, soi-même pèlerin en ces terres de l'extrême, marchant sur les pas de l'ascète, on est à son tour interpellé sinon saisi par la piété et l'hospitalité des hommes bleus. On se dit alors que, décidément, le don de soi et la relation sont au centre de notre foi. Relation d'amour avec le Christ, avec celles et ceux qu'il place sur notre route, avec soi-même aussi. On y puise la force nécessaire pour consentir, comme le frère Charles, aux ruptures dans notre vie. Et vérifier à sa suite, que, paradoxalement, «la faiblesse des moyens humains est une cause de force».

FICHE PRATIQUE

* DES PÈLERINAGES dans le Hoggar sur les pas de Charles de Foucauld sont régulièrement organisés.
Se renseigner dans votre diocèse. Ou contacter l'agence Ictus. Tél. : 01.41.12.04.81. Site internet : Ictusvoyages.com.

* TROIS RELIGIEUSES vivent en fraternité à côté de l'ermitage de la Frégate. Adresse : Petites soeurs du Sacré-Coeur, BP 76, 11000 Tamanrasset. Algérie. E-mail : psoeurstam@yahoo.fr

* UN LIVRE DE RÉFÉRENCE : Charles de Foucauld. Le Chemin vers Tamanrasset, Antoine Chatelard, (Ed. Kharthala).

 

Par Jean-Claude Noyé - publié le 01/03/2009 - Publié dans : Prière - Communauté : Communauté de Fraternité
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